Convertissez plus !

Convertissez plus de visiteurs en clients !

31 janvier 2012
par Osauvage
3 Commentaires

Calculez vos taux de conversions !

188/365 Story time!

Cessez de prendre vos visiteurs pour des nombres, racontez-leur une histoire

Non, non, je ne me suis pas trompé dans le titre. Il s’agit bien des taux de conversions et non pas DU taux de conversion, car bien sûr il n’y en a pas qu’un seul et si vous vous êtes jusque là toujours contenté de calculer votre taux de conversion global, il va sûrement vous falloir reconsidérer cette manière de voir les choses.

Pourquoi il n’y a pas qu’un taux de conversion ?

Mesurer le taux de conversion global d’un site n’a pratiquement aucun sens et ne peut être utilisé comme indicateur qu’en comparaison d’autres sites, mais, avouez-le, vous avez rarement entre vos mains l’accès aux web analytics de vos concurrents et chercher à se comparer à eux ressemble donc à une quête du Graal sans fin.

Nous le savons tous, calculer le nombre de transactions sur le nombre de visiteurs uniques n’est pas indicateur intéressant. Ce n’est pas très compliqué à comprendre. Il vous suffit d’activer un levier de trafic et inonder votre site d’affiliation, votre taux descendra immédiatement.

Autre facteur d’influence : la période. Un taux de transformation y est extrêmement sensible. Il suffit d’arriver à la période des soldes pour s’en rendre compte. De la même manière, des variations dans votre offre le feront parfois monter ou descendre en fonction de vos promos, des nouveautés, etc…

Segmenter : oui. Mais par quoi ?

Là où il devient intéressant d’observer le taux de transformation, c’est évidemment en le segmentant. Il est de coutume pour cela de prendre les sources de trafic :

  • Trafic naturel
  • Trafic direct
  • SEM
  • Affiliation
  • Comparateur
  • Display
  • Retargeting

Sans surprise, on observera à coup sûr que le taux de transformation d’un site (TTR) sera plus ou moins fort en fonction de l’origine du trafic. Un trafic direct (par url ou par mot clé de la marque) aura un TTR beaucoup plus fort que l’affiliation. Et c’est normal ! Pourquoi ? Parce qu’en général, avant d’acheter sur votre site, les internautes ne font pas qu’une visite, mais plusieurs et lorsqu’ils y reviennent c’est, en général, en tapant directement son nom dans Google ou bien dans l’url du navigateur (ça, c’est si vous avez bien fait votre travail de mémorisation).

A l’inverse, l’affiliation ou le display, correspondent à des trafics de notoriété et leur TTR sera d’autant plus bas et, là encore, c’est sans surprise, puisqu’il s’agit de moyens de communication s’adressant plus aux propects qu’à des clients éventuellement déjà fidélisés.

De la vue marketing à la vue user-centric

Mais savoir qu’un visiteur venu du entrée directe convertit mieux qu’un visiteur venu de l’affiliation nous aide-t-il à améliorer notre conversion ?

En effet, la segmentation par source n’est qu’une vue marketing, commode pour chiffrer la performance d’une campagne, mais inutile pour optimiser la conversion, car elle ne traduit pas le cheminement du client au cours de son parcours d’achat, et surtout ne nous permet pas d’actionner réellement de leviers sur le site (hormis sur les landing pages, mais nous en reparlerons plus tard).

Il est plus important de comprendre comment se comporte un visiteur sur votre site que de savoir d’où il vient, car cela ne représente qu’une vue partielle de son histoire avec votre marque.

Pamela is shopping

Young woman with shopping

Pamela, la eshoppeuse moderne

Pour bien comprendre, prenons un exemple :

Pamela est une jeune mère de famille avec un revenu au dessus de la moyenne. Elle est mariée à un cadre disposant lui aussi de bons revenus. Son premier enfant vient de naître et elle cherche à s’équiper le plus rapidement possible. Elle est donc une « proie » idéale pour le monde numérique, car ses activités professionnelles et sa vie personnelles ne lui laissent pas beaucoup de temps pour faire les magasins. Elle cherche notamment à acheter un chauffe-biberon, chose qu’elle avait oublié dans sa liste de naissance.

Sa première démarche sera de faire une recherche dans Google avec un terme plutôt générique, genre « chauffe biberon ». Aussitôt plusieurs choix se présentent à elle : des publicités Adwords qui renvoient soit sur des sites ecommerce, soit sur des comparateurs. Même chose en SEO. Toutefois Pamela est une personne assez sensible au design et elle aperçoit une photo d’un chauffe-biberon qui lui plait bien (grâce à Google Product) et décide donc d’aller le voir. Elle arrive donc sur une fiche produit de chauffe-biberon sur un site qu’elle ne connaissait pas avant (à ce stade là, vous devriez avoir pensé à optimiser vos fiches produits en tant que landing page pour recueillir au moins un clic de sa part).

Coup de chance, le produit l’intéresse, mais elle voudrait en voir d’autres. Le site étant assez agréable et facile à naviguer, elle y reste quelques minutes, puis s’en va. Le temps presse. Elle va tout de même essayer de voir si elle ne trouverait pas moins cher ailleurs le premier produit qu’elle a vu, car il lui plaît vraiment. Deuxième recherche, donc, avec le nom précis du chauffe-biberon et voilà Pamela partie chez la concurrence. Toutefois, elle décidera de ne pas acheter tout de suite, car elle aimerait bien toucher et voir le produit en magasin.

Ca tombe bien, car il y a une boutique (concurrente de la votre) en bas de son bureau. Elle y passera un midi en espérant le voir.

Nous sommes lundi, Pamela profite de sa pause midi pour acheter un sandwiche et faire un saut chez votre concurrent. Par chance, elle y trouve le chauffe-biberon qu’elle avait en tête, mais elle a un doute sur le prix. Comme Pamela est un peu une geek, elle revient sur votre site pour y comparer le prix, mais votre site n’étant pas optimisé pour le mobile, elle n’arrive pas à retrouver l’information (parce que ça l’énerve et que le vigile du magasin la regarde d’un oeil soupçonneux), elle reporte donc encore son achat.

Ce n’est que quelques jours plus tard, à tête reposée, qu’elle se décide enfin à revenir sur votre site pour acheter le chauffe-biberon sur lequel vous étiez bien placé sur le prix. Elle l’ajoute donc à son panier et démarre un achat. Malheureusement, elle découvre en cours de route que les frais de port sont un peu plus élevés qu’elle ne pensait et la voilà qui hésite encore. Heureusement, vous aviez tout prévu et une subtile bannière interactive lui apprend que les frais de port sont offerts pour tout les nouveaux clients. Cette fois, c’est décidé, il n’y a pas à décider, elle embraye et termine sa commande, malgré un formulaire beaucoup trop long et un paiement 3D Secure qui a failli lui faire abandonner.

2 jours plus tard elle reçoit son chauffe-biberon satisfaite, mais une impression de parcours du combattant, notamment sur la fin de la commande. Du coup, elle ne reviendra pas forcément sur votre site pour son prochain achat.

Cet exemple, un peu long, comme vous avez pu le voir, montre bien que ce n’est pas la source de trafic qui définit un client, mais bien son comportement d’achat au sein d’un monde mêlant à la fois le digital et le réel et qui passe du mobile au magasin au site web, etc.

Est-il possible alors de mesurer ce comportement et d’y découvrir des leviers d’action ? Oui, comme nous avons pu le voir avec l’offre des frais de port gratuit !

Quels indicateurs vont nous aider ? Puisque nous nous intéressons dans cet article au taux de transformation, nous nous cantonnerons à celui-ci, mais vous verrez qu’il en existe bien d’autres.

Une autre manière de voir les nombres

Pour commencer, nous avons vu que Pamela était une prospecte et non pas une cliente. De ce fait, en tant que « novice », son parcours lui fera croiser le terrible « Formulaire de création de compte », un des pires tueurs de prospects qui soit.

Observez donc le taux de conversion à partir de la page panier jusqu’à la confirmation en mesurant d’une part les prospects devant passer une première commande et d’autre part celui des clients ayant déjà commandés. Vous vous apercevrez (quelque soit la source de trafic) d’une différence notable. En moyenne, dans l’habillement, la mode et beaucoup de sites ecommerce, le TTR du tunnel de commande oscille entre 30 et 40% toute catégorie de visiteurs incluses, mais si vous observez le TTR pour les visiteurs n’ayant jamais acheté, vous verrez qu’il est de loin inférieur.

TTR variable selon l'engagement des visiteurs sur un site ecommerce de textile

Pour quelles raisons  ?

  1. Un prospect aura tendance à « tester » le tunnel de commande pour voir s’il ne recèle pas de « pièges » : frais de port exorbitants, assurance tombé par accident dans le panier, etc… Il voudra être sûr que sa commande se passera parfaitement et qu’il aura en main toutes les informations pour pouvoir agir en cas de problème
  2. Le prospect aura rencontré des problèmes techniques qui ne l’auront pas rassuré sur la fiabilité, non seulement du site, mais de l’ensemble de votre marque
  3. Le prospect n’aura pas réussi à terminer sa commande pour des raisons d’ergonomie (combien de fois avons-nous vue en test des gens ne pas comprendre le tunnel de commande)
  4. Les modes de livraison disponibles ne correspondent pas au besoin du prospect
  5. etc… les raisons sont nombreuses

On peut encore aller plus loin et segmenter encore plus le TTR du tunnel de conversion :

  • Par première visite
  • Par nombre de visite
  • Par récence de visite
  • Par montant du panier et nombre d’articles
  • Par géolocalisation
  • Par page du tunnel, etc…

Ces indicateurs qui nécessitent une bonne maitrise de votre outil de web analytics vous aideront donc à beaucoup mieux comprendre ce qui se passe sur votre site. Il est donc primordial de les observer au sein d’un tableau de bord semaine par semaine en y annotant tous les évènements ayant eu lieu à la fois sur votre site, mais aussi à l’extérieur de votre site :

  • Modification technique du tunnel
  • Campagne d’emailing
  • Campagne de trafic
  • Période de soldes, saisonnalité, etc.
  • Evènement médiatique
  • Jour de la semaine
  • Nouvelle offre

Ces indicateurs sont riches d’informations et vous permettront de travailler sur l’ensemble des leviers de la conversion.

Conclusion : pour optimiser, il faut analyser ses TTR et non pas le TTR

Alors bien sûr, je n’ai pas évoqué le mobile. Mais si celui-ci offre un site spécialisé adapté aux téléphones ou aux tablettes, le même travail est à faire. Vous n’avez pas fini de mesurer vos TTR et d’optimiser !

PS : Il va de soi qu’il est possible d’aller beaucoup plus loin dès lors que soyez aussi capable de connaître la lifetime value de vos clients et leur historique d’achat. Mais c’est déjà une autre histoire.

Conversion Optimization ravira les spécialistes de la conversion

24 janvier 2012
par Osauvage
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3 livres indispensables sur l’optimisation de la conversion

Si vous avez reçu des sous pour Noël, c’est peut-être le moment de les investir dans un beau livre qui vous changera les idées et fera de votre année 2012 une bien meilleure année commerciale.

Turn clicks into customers

Le plus abordable des trois, mais aussi le moins instructif pour les experts

Le plus simple des 3, Turn clics into customers  s’attaque à la problématique de la conversion en général. Acquisition de trafic, optimisation des canaux. C’est un livre généraliste dont on retrouve de meilleurs équivalents en France, dont le Améliorer ses taux de conversion web de Serge Roukine et Pierre Kosziusko-Morizet  et Web conversion de Raphaël Fétique et Thomas Faivre-Duboz

 

 

Convert !

Convert! parle surtout de landing pages et de sites mono-produit

Plus approfondi et plus détaillé. Convert! est l’oeuvre de Ben Hunt, un spécialiste de la conversion. Très orienté site monoproduit ou service en ligne, Convert! a le mérite de rappeler les basiques de la compréhension du client en ligne et des meilleurs moyens pour l’accrocher. Le livre est etayé de très nombreux bons exemples et même s’il est en américain, ses conseils, notamment sur la manière de s’adresser au consommateur, doivent pouvoir s’appliquer très simplement au consommateur français.

Conversion Optimization: The Art and Science of Converting Prospects to Customers

Conversion Optimization ravira les spécialistes de la conversion

Le meilleur des trois, mais aussi le plus compliqué.

Conversion Optimization commence par les basiques de la conversion avec une pléthore de KPI (simples) permettant de calculer les meilleurs axes d’optimisation de votre site. CCC s’adresse beaucoup plus aux gros emarchands qu’aux petits. En effet, les méthodes qui sont prônés nécessitent des ressources, des moyens et des méthodologies qui s’adressent à des sites du TOP 100 (plus de 5M de CA/an). Aussi en anglais, c’est pour moi un ouvrage indispensable.

Bonne lecture !

cap 2012-01-08 à 17.43.16

10 janvier 2012
par Osauvage
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Les consommateurs utilisent-ils leur smartphone en magasin ?

Flowers QR code

Expérience intégrée chez FloraLinq

L’augmentation continue du parc des smartphones transforme les consommateurs en hyperconsommateurs. Surinformés sur le web, ils deviennent aujourd’hui surinformés en magasin grâce à leur téléphone mobile en ayant accès à la même information que depuis leur PC. Pour autant, l’utilisation d’un smartphone est-il un comportement en passe de se généraliser ou juste une lubie de marqueteur ?

Quelques freins à l’usage

On est en droit de se poser la question tant l’usage d’un mobile sur un lieu de vente peut poser plusieurs problèmes :

  • Débit de connexion insuffisant
  • Méfiance des vendeurs et des agents de sécurité
  • Rupture de l’expérience d’achat
  • Usage incommodes des smartphones en position debout au milieu d’une allée et de la foule
En droite ligne du Royaume Uni, une étude  réalisée par eDigitalResearch et IMRG, une association de marketing digital, nous apportent quelques billes sur le comportement de nos proches voisins d’outre-manche.

24% des consommateurs anglais utilisent leur smartphone en magasin

Le principal chiffre à retenir est que 24% des consommateurs anglais ont utilisé leur smartphone pour accéder au web durant leur shopping (dans le vrai monde). Sur ces 24%, la moitié d’entre eux ont visité des sites de commerce dont 71% un site concurrent pour vérifier qu’il retrouveraient pas le même produit moins cher. 14% d’entre eux affirment même avoir consulté des avis clients chez ces mêmes concurrents. Et last but nos least, l’étude nous apprend également que 40% des utilisateurs ont fini par faire un achat en ligne, en magasin ou sur mobile.
Si l’on fait le calcul et si l’on y ajoute une petite touche de probabilité, ce sont donc bien 10% des consommateurs britanniques qui utilisent leur mobile pour faire du shopping on et off-line. Une proportion donc pas négligeable.

Percée en douceur des QR codes

Autre enseignement intéressant de l’étude, la percée du QR, non pas dans les usages, mais dans l’offre. Il semblerait qu’un nombre croissant de revendeurs associe cette technologie à leur merchandising en magasin ou en catalogue. Bien que séduisante, cette technologie se heurte encore à la méconnaissance des consommateurs(moins de 20% savent l’utiliser et un nombre encore plus faible l’utilisent réellement, mais l’étude ne précise pas vraiment leur pourcentage).
Il existe bien, au Royaume Uni tout du moins, une pénétration de l’usage des mobiles en magasin. On peut supposer que les consommateurs français suivront le même chemin et cela renforce plusieurs convictions :
  1. Sachez offrir une expérience mobile améliorée et spécifique à vos utilisateurs. Plus votre site sera accessible (vitesse et lisibilité), plus il y aura de chances qu’il soit consulté par des clients en magasin.
  2. Facilitez le plus possible la recherche de produit en intégrant une recherche par code EAN
  3. Sachez proposer de la promotion aux consommateurs en mobilité (surtout si vous avez la capacité de les géolocaliser, mais on parle là encore un peu de science-fiction) pour contrer votre concurrent sur son lieu même de vente (ou vice-versa)
Je ne crois personnellement pas à un bon usage des QR code tant qu’il faudra les utiliser à travers une application spécifique et que leur reconnaissance ne sera pas intégrée d’office dans les applications photographiques des smartphones.
Cela dit, il semble peu probable qu’en 2012, la prise en compte de ces comportements représentent un enjeu majeur. En revanche, et je l’ai déjà dit, 2012 doit être votre année de préparation au mobile.

3 janvier 2012
par Osauvage
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Les tablettes : futures reines de la vente en ligne ?

Une étude au Royaume Uni a montré que l’iPad permettait des meilleurs taux de conversion sur les sites de ecommerce. Faut-il dès alors penser à adapter  les interfaces webs pour les terminaux mobile ?

Au cas où vous ne l’auriez pas encore compris, il est plus que grand temps d’adapter l’interface des sites ecommerce aux terminaux mobiles et plus particulièrement aux tablettes. Certes, le parc des possesseurs de tablettes (iPad et avatars) n’a pas encore de commune mesure avec celui des USA. Son taux d’équipement reste encore relativement faible , mais une étude récente d’Affiliate Window au Royaume Uni (voir le livre blanc en anglais) semble bien nous avertir qu’il est urgent d’envisager de faire le saut si terrible que beaucoup reportent encore du « responsive design ». Ou, pour parler français, des interfaces web adaptées aux terminaux.

Ipad

Dans un contexte de plus en plus concurrentiel et de plus en plus morose, voilà une gisement de CA qu’il serait bien dommage de négliger. Et d’ailleurs, pas seulement pour des raisons conjoncturelles, mais bien à cause d’évolutions fondamentales dans les usages et les modes de consommations. Aujourd’hui plus personne ne pourrait croire que les smartphones, tablettes et autres téléviseurs ne vont pas dégager d’un coup de pied bien senti notre sacro-saint et antédéluvien PC.

A propos des données

Il est important de se méfier des données trouvées ici et là sur le web. Pour une fois, nous en disposons de sérieuses et il semble important de détailler leur provenance. L’étude a été réalisé par une société d’affiliation britannique et concerne le marché britannique uniquement (qui est généralement un peu en avance sur le marché français). Elles ont été calculées sur un réseau d’affiliation (Affiliate Windows’advertiser network) en décembre 2010 à août 2011 et couvre 81,9M de visiteurs, ainsi qu’un volume de vente de 1,57M£. Les achats d’applications sur les app-stores n’ont pas été prises en compte.

Enseignements tirés

Le taux de conversion sur iPad est deux fois plus élevé que sur PC

Sans surprise, le taux de conversion moyen constaté sur les iPads est plus élevé que sur les mobiles. Mais plus étonnant encore, celui-ci bat même le taux de conversion des PC de bureau. De plus de deux fois, en étant situé à une moyenne de 3,82% pendant la durée de l’étude. L’ipad écrase également les mobiles dont le taux de conversion moyen se situe à 2,58% pour l’Android.

Un panier moyen plus élevé
La même surprise se révèle concernant le panier d’achat moyen. Alors qu’il est de 65£ sur PC, il se situe à 69,94£ sur iPad. Les mobiles se trouvent loin derrière avec l’iphone arrivant en tête devant l’Android pour un panier moyen de 48,34£.

L’iPad est l’ami de la mode

Autre information intéressant tirée de l’étude : l’impact du type d’interface est plus ou moins fort selon les secteurs. Et, sans surprise non plus, c’est à la mode que l’iPad profite le plus.

Pourcentage de vente sur iPad par secteur :

  • Vente de détail (électronique): 1.92% des ventes totales sur iPad
  • Vente de détail (mode): 3.81%.
  • Télécommunications : 1.21%.
  • Voyages : 1.01%

Pourcentage des ventes sur mobile par secteur :

  • Vente de détail (électronique): 1.64% des ventes totales sur mobile
  • Vente de détail (mode): 1.38%.
  • Télécommunications : 2.22%.
  • Voyages : 0.54%

On peut très bien trouver une explication à ce score de la mode dans la mesure où ce secteur est un de ceux qui fait le plus appel à l’imaginaire des gens et à leurs aspirations de projection sociétales. Une expérience utilisateur riche (comme celle que propose l’ipad) peut donc bénéficier directement aux ventes sur ce support. Etonnament, le voyage ne semble pas en profiter, ce qui modère quelque peu cette hypothèse. Mais gardons à l’esprit que nous sommes encore sur des marchés naissants.

Une expérience utilisateur en progression

Econsultancy, dont je tire cet article, s’essaye à quelques explications sur de tels chiffres.
L’iPad reste encore un objet cher réservé à une certaine classe de population disposant d’un fort pouvoir d’achat. Cela pourrait expliquer entre autre la valeur du panier moyen plus élevé que sur les autres terminaux (plus de pouvoir d’achat, moins de sensibilité aux prix). Autre explication, au Royaume Uni (je n’ai pas vérifié), l’expérience utilisateur sur les sites commerce sur iPad serait relativement bonne (68% contre 86% pour les PC). Et étant donné le contexte d’utilisation du iPad (au lit, au canapé, dans des moments de détente), on pourrait bien croire que l’iPAd est une arme idéale pour la vente en ligne.
Ces données encourageantes doivent toutefois être relativisées pour la France :

  • le taux d’équipement en iPad est encore faible (on verra après Noël 2011 comment le taux d’équipement aura évolué)
  • l’iPAd n’est pas la seule tablette et il est probable que les ventes de tablettes sur Android viennent lui manger beaucoup de parts de marché. Les tablettes ne seraient donc plus la propriété uniquement des utilisateurs les plus aisés financièrement (on trouve des tablettes à moins de 200€)
  • Et point beaucoup plus noir : l’expérience utilisateur des sites commerce français sur tablette sont pathétiques (d’après mon expérience personnelle, je n’ai encore jamais vu de site commerce adapté spécifiquement pour les tablettes)

Quoiqu’il en soit, il semble aujourd’hui urgent de se préoccuper d’interfaces de vente non seulement sur iPad, mais également sur mobiles. Connaissant les délais moyens de développement et de refonte de site chez les grands commerçants (de un à deux ans), il apparait urgent de prendre en compte ces aspects dès 2012. Amazon l’a déjà fait aux Etats-Unis (ce qui leur fait déjà 3 ans d’avance) et ceux qui rateront le virage en 2012 n’en prendront que plus de retard pour la suite.

A lire également ailleurs pour compléter cet article :

 

 

5 décembre 2011
par Osauvage
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La mort du ecommerce. Bienvenue au Digital Commerce !

L'ecommerce est-il mort par Daniel Broche

L'ecommerce est-il mort par Daniel Broche

C’est la tarte à la crème du moment : le ecommerce est mort, vive le commerce tout court !

Je ne reviendrais pas sur les thuriféraires et les apôtres de la mort du ecommerce et des raisons qui leurs font proclamer une si triste nouvelle, mais je souhaiterais plutôt ajouter ma pierre (angulaire) à ce changement de paradigme aussi important qu’excitant. Le ecommerce n’est pas mort, il est partout. On parle de cross-canal, je pense qu’on devrait parler plutôt aujourd’hui de commerce digital, tant les écrans se sont immiscés rageusement dans la vie professionnelle et privée des consommateurs.

La question est : comment prendre en compte la multitude de comportements d’achat  à travers l’ensemble des terminaux (dont le magasin « brick and mortar » fait maintenant aussi partie) ? Hier, chaque consommateur était compartimenté selon son canal d’achat : online, en magasin, par catalogue, etc. Aujourd’hui, force est de constater que le consommateur voit son produit en magasin, essaie de le comparer en ligne et l’achète pour finir sur sa tablette ou son smartphone dans un moment de désoeuvrement intense où son esprit est au repos (ou pas). A travers cet exemple, comme d’autres, il devient bien difficile de ne le considérer qu’à travers un seul canal sans tenir compte des autres. Que signifie la performance du SEO si on ne sait même pas si son client achète en magasin ou pas ? Comment négliger les achats sur smartphone, même s’ils sont encore ridicules, aujourd’hui, alors que son propre site n’est même pas adaptés au smartphone (prenez le top100 français du ecommerce, je ne crois pas qu’un seul site soit adapté au mobile ou aux tablettes. C’est franchement tragique).

Cette révolution complexifie la donne et la rend aussi beaucoup plus excitante. Il ne devient plus possible de ne considérer son client que par un biais, mais bien par tous les points de contact qu’il peut avoir avec votre marque.

Alors que certains retailers découvrent le ecommerce, il faudrait, en réalité, qu’ils passent déjà au Digital Commerce et déclinent toute leur stratégie marketing selon ce constat :

  • Continuité des données d’un canal à l’autre : Que le client se constitue un panier sur un site web, il doit pouvoir le retrouver sur son smartphone (via non pas une application mobile, mais bien le même site web), sa tablette (idem), sa télévision ou son magasin favori (avec la possibilité de réserver sa commande en magasin, ce que certaines marques font déjà)
  • Continuité de l’expérience client : une marque doit être capable de proposer une même ergonomie d’un terminal à l’autre et cela en respectant les conventions de chaque canal (ce qui n’est pas un mince défi). Les sites doivent être en phase avec les campagnes d’affichage du métro
  • Continuité de l’offre : ça semble évident et pourtant, on trouve encore beaucoup de sites où les prix sont différents du catalogue ou du magasin au site web
  • Adaptabilité en temps réel : quel que soit l’endroit où il se trouve, quelle que soit l’heure de la journée, le SI du ecommerçant devrait pouvoir proposer des offres personnalisées en temps réel en fonction de critères d’ancienneté du client, de proximité avec un lieu de consommation, de disponibilité de temps de cerveau (pensez aux temps morts de la vie : métro, file d’attente, etc)
Le commerce digital promet beaucoup de chantiers pour les 3 ans à venir et c’est aujourd’hui qu’il faut les commencer.
A lire sur le même sujet :